jeudi 11 avril 2019

Elise à Ambatofotsy le 10 avril


 Mercredi 10 Avril

Nous partons bien décidés, dès 7h,  Agnès, François et moi avec Philibert comme guide pour aller voir le CSB1 d'Ambatofotsy. Après un départ dans la brume au col situé à 1870 m où le panorama à 360° est à couper le souffle.

Les sommets sortent de la brume

La vallée de Manandona


Entre rizières, cultures de manioc et de pommes de terre, nous croisons des gens qui vont au marché pour certains acheter les provisions nécessaires et pour d'autres y vendre leurs productions en particulier le charbon de bois si désastreux pour la déforestation.




 Après la traversée de deux torrents dont un au débit très important, nous nous rafraîchissons car la température monte sérieusement.


Une vue du plateau très habité malgré sa difficulté d'accès.
 Au bout de trois heures nous arrivons au niveau de nulle part, entre deux villages où Anjou Madagascar a construit un improbable centre de soins de base (CSB1). L'accueil chaleureux nous fait oublier notre fatigue et François explique déjà le fonctionnement du petit système solaire utilisé par la sage femme. Et minutieusement nous contrôlons l'état des sanitaires et des arrivées d'eau. Tout fonctionne bien ! Bravo ! D'ailleurs la sage femme nous affirme que ce centre est l'un des trois premiers modèles du district.
 
4 accouchements par mois pour cet endroit perdu, mais aussi 100 consultations pour traiter des pathologies différentes liées à l'isolement et aux activités agricoles

Le local des médicaments avec la dispensatrice et le coursier (quelle course pour les renouvellements !). Tout cela avec un matériel basique, et, à la moindre complication, c'est le brancard à bras pour descendre la vallée.
Philibert est fier de ces riches échanges, et nous posons joyeusement pour la photo souvenir
 Nous étions attendus, on avait tué le poulet et mis les petits plats dans les grands en partageant aussi notre piquenique. Ce fut un moment d'échanges formidable. Mais il a fallu songer à redescendre par cette chaleur devenue intense. Agnès était épatée par les étendues de cosmos sauvages, François prenait des photos tandis que Philibert veillait sur nous dans ce sentier très accidenté.
A mon arrivée quand Jacques m'a demandé mes impressions , je lui ai répondu que j'imaginais mal qu'on puisse donner autant quand on a si peu.



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