vendredi 20 octobre 2017

Jardins suspendus



Vendredi 20 octobre

Debout avec le jour vers 5h du matin. Plus de trace de pluie dans le ciel, il fait grand beau. Michel reprend la petite 4x4 Mitsubichi et nous voilà partis vers Manandona. 

 
L'air est saturé d'humidité

On peut penser que le contrôle technique est rare

Les rues sont toujours encombrées, il faut être prudent

La journée de travail est déjà commencée


Quand j’arrive au gîte je vais saluer Voahangy et tous les habitants encore présents : Paul, Sarah Dominique et Annie. Je dépose mes affaires et très vite nous partons Michel Sarah et moi vers Sahanivotry, vers le sud. Michel explique à Sarah les améliorations à apporter à ses CR d’activités et très vite nous rejoignons à Sahanivotry Claudie partie plus tôt à bicyclette, Joseph le secrétaire de mairie ancien responsable scolaire (chef ZAP) huit jardinières et un jardinier. Joseph traduira toute la matinée les explications de Michel et les remarques et questions des jardiniers. Les jardins sont situés dans des endroits peu accessibles, c’est donc toute une aventure pour s’y rendre : il faut longer des diguettes le long des rizières mises en eau, prendre des chemins étroits etc… 

 
Le rendez-vous des jardiniers

On part chercher les jardins

Etude du sol et remarques pour améliorer la production

Mêùe les salades montées se mangent et permettront d'avoir des graibes


Personne ne tombe, c’est déjà pas mal ! On voit partout des planches bien tenues mais parfois de maigres plantations ou aussi des planches de salades montées. Michel explique avec patience et pédagogie comment remédier aux misères et améliorer les productions. 

 
une leçon de compostage et de paillage nécessaires

Comment pincer les courgettes ?

Il faut faire attention

et suivre les autres avec prudence...

D'autres prennent le périlleux rccourcis

mais quel jardin !






Le dernier jardin était plutôt acrobatique d’accès et c’est avec plaisir que nous prenons un retour plus raisonnable. Une courte visite à Richard Athanase et nous rentrons déjeuner à Manandona. Je m’arrête voir aussi Nina qui tient un nouveau commerce de service sur un projet en partie financé par l’Europe qui consiste à louer très bon marché des lampes led qui sont rechargées la nuit. Je ferai un petit zoom sur ça un de ces jours. Je peux enfin ranger mes valises ! Rivo, le chef du fokontany d’Ambohiponana où le dernier réseau d’eau a été installé vient nous rendre visite et déjeuner. Il s’agit de relancer le projet jardins dans son hameau. Belle discussion et nouvelle proposition de son terrain en altitude (le même qu’il y a deux ans). Nouveau départ de ce projet. Pendant le repas il nous annonce avoir suivi les cas de diarrhées signalés au CSB (centre de santé de base) : spectaculaire baisse de -90% depuis l’arrivée du réseau d’eau potable. Bravo !

Après le repas, dispersion et je participe à diverses mises au point pour la vie en harmonie dans le gîte où nous sommes nombreux en même temps cette fois. Nouvelle promenade dans le village où je retrouve des connaissances bien sympathiques Vola, l’ancienne cuisinière, Florian notre premier Volontaire service civique joyeusement installé avec Fellana … Bons moments encore. 
 
Le couvreur répare le toît endommagé par l'orage

C'est très dangereux

Un jeune garçon continue la fabrication de son ballon fait de sacs plastique


Le tonnerre gronde au loin mais ce ne sera pas pour nous ce soir. Hier il y a eu beaucoup de dégâts : une ado foudroyée, des blessés et à quelques km une famille de 6 personnes foudroyée…

On the road again...



Jeudi 19 octobre

Je me repose un peu entre les bras d’un fauteuil rugueux. J'écris le blog après avoir récupéré le code de l’hôtel. Le jour se lève. La rue s’anime, les gens de l’hôtel arrivent et ceux du Go Gasy car VIP aussi. Un premier café et en route, le ciel est tout chargé de vapeur d’eau, mais le soleil brille. Il est 7 h du matin nous sommes 5 passagers dont Geneviève qui vient à ma rencontre et qui sera sans doute la traductrice du livre des plantes médicinales. Honneur au plus vieux, on me place devant, ce qui me permet d’avoir une jolie vue. Je retrouve d’un seul coup les couleurs, les mouvements, la foule, les échoppes des rue de Tana. 
 
Devant le chalet des Roses

Tana se réveille...

et s'anime très vite
On finit par s’extirper des embouteillages pour prendre la route du sud, retour sur la nationale 7. Pause à Ambatolampy pour café et surtout pour réparer une fuite odorante de gasoil… Moi qui aime tant cette route, je m’endors par intermittence. On ne rate pas impunément une nuit de sommeil ! La température continue de monter et mes vêtements de voyage sont de plus inadaptés. 

Plus loin sur la RN7 des paysages à couper le souffl
Vers 11h30 on nous dépose à la Résidence des Hauts Plateaux à Antsirabe. Nous retrouvons Michel qui nous emmène au Pousse, restaurant fameux près du vieux marché dans le centre ville. Je ne résiste pas au plaisir d’un tournedos de filet de zébu Rossini avec des vraies frites. A tomber ! 

A la fin du déjeuner il faut bien travailler !
Cécile et le docteur Willy se sont joints à nous. Belle équipe : la potentielle traductrice, le conseiller scientifique malgache et les trois auteurs du livre et du cd. C’est une séance de travail passionnante où Geneviève et Willy discutent des difficultés de la tâche. Face à l’enthousiasme de cette étudiante et de la confiance que lui témoigne Willy nous décidons de lui confier la tâche. Première idée de délai : 6 mois… on se quitte bien contents vers 16 h. Je vais chez Mr Raoul le bijoutier changer de l’argent (lui, va mieux malgré le casse dont il a été victime il y a 8 jours). Malgré cela, bon moment de retrouvailles. Je vais chez Orange pour faire recharger ma carte sim… en fait elle est fichue. Donc on change.

Nous quittons la ville pour aller dans la maison prêtée à Michel et Cécile par Nini et Francis.


La jolie maison à l'écart d'Antsirabe
 L’orage éclate, brutal, sonore inondant le jardin. La saison des pluies ne devrait pas se faire attendre cette année.

Je monte vite me coucher après un bon diner plus léger et je vais dormir.

mercredi 18 octobre 2017

C'est reparti !



Mercredi 18 octobre


Debout dès 5heures. Dehors il fait grand nuit mais toujours aussi chaud pour la saison, comme tous ces derniers jours. J'ai fini de boucler les valises en essayant de ne rien oublier... de toute façon je m'en apercevrai bien assez vite ! Les livres, les vêtements, tout y est normalement. Deux grosses valises de 23kg chacune (les manuels sur les plantes prennent à eux seuls 13 kg !).

Blandine m'emmène à la gare. Il n'y a personne sur la route et on arrive bien à temps pour monter dans le train. Ma place est à l'étage alors je laisse mes bagages en bas. Du coup c'est vraiment parti !

A Roissy c’est au terminal 2C qu’a lieu l’embarquement pour Kenya Airways, la compagnie la moins chère pour ce vol en contrepartie décousu : arrêt à Nairobi pour commencer. 
 
Le panneau qui fait toujours rêver


 Je monte vers 11h30 dans un superbe Boeing 787-8 bien moderne.


L'attente de la montée à bord

La traversée des Alpes
 Il y a 7 heures de vol pour rejoindre la capitale de l’Ethiopie à la nuit tombée. Il fait 25°. Equipage sans chichi et très efficace, bouffe correcte. A côté et devant moi des suédoises en partances pour une mission humanitaire « féministe » de 10 jours. Excellent pour réveiller mon anglais, on arrive à se raconter nos boulots et ça fait passer le temps ! Une heure à attendre pour grimper dans un modèle plus petit (un Ambraer 90, deux nouveaux avions dans une journée c’est forcément une bonne journée) un avion de 90 places comme le nom y faisait penser. 

Au départ de Nairobi vers Moro
On se pose une première à Moroni capitale des Comores avant d’arriver à Antananarivo vers 3 h 15 du matin. L’intérieur de l’aéroport est très calme. Je paie les 80000 Ar de timbre de visa puis je récupère mes deux grosses valises avant de reprendre mon passeport. L’accueil est en cours de modernsation mais les ordinateurs ne marchent pas encore. Je prends un des taxis, de mieux en mieux organisés avec file d’attente et prix fixe (60000 Ar) pour la nuit. S’ensuit la traversée la plus rapide de Tana que j’ai jamais faite ! Pas un chat à cette heure là... vu l’heure c’est quand même normal. Je vais attendre dans le hall le taxi luxe qui va m’emmener à Antsirabe.